Lundi 18 janvier 2010
1
18
/01
/Jan
/2010
08:58
J'ai dans la bouche un gout sucré-acidulé. Et une aigreur remonte, discrètement masquée, comme protégée par cet écrin soyeux.
Comment peut-on être à ce point étiré entre deux sentiments, entre deux personnes. Qui en plus n'ont pas la même importance, n'ont pas le même rôle. Pourquoi s'entêter à vouloir tout ramener sur le
même niveau. Qu'il est vain de croire que tout est linéaire, monotone. Mettez vos lunettes en 3D et ouvrez vos yeux. Venez assistez au spectacle de la vie. Tant de sentiments qui se frôlent,
s'épousent, se heurtent, explosent.
Inutile de chercher le responsable de la bêtise humaine, puisque nous la portons tous un peu. Et je suis convaincu que nous sommes livrés avec la même dose. Quand on regarde certains, on peut
imaginer le reste et ça peut faire peur.
Mais je ne veux pas finir mon billet comme ça! Il n'y a pas moyen! Je préfère les imaginer une par une, dans leur meilleurs moments.
La tendre amie passionnée, ensorcelante se lançant dans une tirade enjouée, utopique sur les relations entre chacun. Elle donne son avis sur tout en ne touchant à rien comme si elle pouvait faire
le ménage d'une pièce juste en posant le regard sur chaque bibelot, meuble. La puissance de son espoir, de ses rêves fait le boulot pour elle et on part tous les deux dans ses voyages
ambitieux.
L'amante, sensuelle à la caresse pudique. Ses yeux profonds, si clairs qu'ils illuminent ma vie, me scrutent et attendent mes souhaits. Elle gère sa vie d'une main volontaire mais romantique.
Tour à tour maitresse, mère, femme d'affaire. D'affaire justement, car c'en est une et Dieu me pardonne pour tous les jours où je ne l'ai pas remercié de l'avoir rencontrée. Naïve parmi les naïves
mais captivante en moins de deux, c'est ma femme, mon amour. Je ne suis que par elle, et pourtant je cogite.
Car finalement au bout du chemin je n'ai qu'un désir, le plus cher du monde: me retourner à ses côtés et me noyer une fois, une dernière fois dans son regard.