Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 09:54

Chaque jour qui passe est un jour de plus... Avec son lot de sourires et d'angoisses, de soleil et de nuages. Ainsi va la vie, et nous au milieu, tels des roseaux pliants parfois sous ses assauts tumultueux.

Mais une chose semble, elle, ne jamais varier. Fidèle à elle-même, notre sensibilité représente le mieux ce que nous sommes. Et ce n'est qu'en la dissimulant plus ou moins que nous parvenons à avancer.

C'est une sensation terrible que de dissimuler sa sensibilité. Enfant déjà, je ressentais cette boule qui fait qu'on prend notre courage à deux mains, qu'on serre les dents, qu'on avance, droit, en priant que les bombes tombent de part et d'autre. Ce fut un apprentissage difficile, mais je crois qu'il est programmé chez chacun de nous, et peut-être est-ce là une des différences les plus criantes entre l'enfance et l'âge adulte...

Aussi nous continuons à maintenir cette pression sur notre sensibilité, continuellement.

Cependant, cette pression peut s'avérer extrêmement lourde, et qu'il est agréable de s'épancher parfois. Ce blog en est le plus parfait exemple, et même si nos rencontres s'espacent, il est doux de savoir que tous les à-coups de la vie ne peuvent rien contre cette espace de liberté où notre sensibilité s'épanouit!

Par Pédroloco
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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /Jan /2010 00:22

Le besoin d'écrire est certes moins oppressant qu'à l'accoutume.  Il est néanmoins là, inflexible, bien que moins nerveux. Peut-être plus réfléchi, plus construit. A l'image de ce second rendez-vous. Je me suis plusieurs fois demandé s'il nécessitait qu'on puisse en parler. Tout, il me semblait, avait été dis dans un article précédent.
Cependant, au fil des lettres, syllabes, mots qui se succèdent, je me rends compte que j'ai bien fait de rejoindre mon havre!
Tout d'abord parce que ce rendez vous est le dernier avant sûrement un long moment. Qui sait même, peut-être jamais nous ne nous reverrons.
Et puis cette ultime rencontre s'est construite différemment. L'excitation, la crispation inhérente aux premières retrouvailles ont peu à peu laissé la place à la discussion, la confrontation d'idée, la construction d'un dialogue. On a en très peu de temps essayé de se raconter l'essentiel de nos vies. Quel était notre but en faisant ça? J'avoue ne pas y voir trop clair moi-même. Je dirai la volonté de partager.
Nos vies sont considérablement différentes, mais je sens que des passerelles existent. Elle a dans sa vie des choses que je recherche: l'aventure, la découverte de nouvelles cultures, l'ambition. J'ai dans ma vie des choses qu'elle désire: une vie de famille, l'amour, un foyer, la stabilité. Elle s'en défend pourtant, mais il me semble la connaître depuis toujours...
Il y a eu lors de notre rendez-vous des instants encore plus agréables. Simples et enjoués, à notre image. Comme ce PMU qui nous a accueilli. Nous étions les plus jeunes. Elle était la seule fille. Dans ce tableau composé d'écorchés viciés par des années de mauvais blanc et d'insuffisants gains, nous sommes passés. Nous nous sommes prêtés au jeu le temps de 5 rapidos, tous perdant, mais qui, l'espace de quelques secondes nous agitaient tous deux dans une excitation commune. Mon plus beau gain de cette journée était pourtant devant mes yeux à ce moment là.
Un autre moment des plus sympas fut quand, sortant de notre dernier troquet, titubant sous l'effet d'une ingestion sans doute un peu trop rapide de sa bière, elle me heurta doucement, se raccrocha presque imperceptiblement à mon bras. Cette impression tactile me ramena des années en arrière, alors comme pour lui montrer que j'étais revenu là, pour elle, j'ai pris ces épaules entre mes mains, et l'ai maintenu l'espace de quelques pas. J'ai eu a cet instant la volonté de lui transmettre l'aspect chaleureux et fraternels de nos rapports. Je ne saurais peut-être jamais si elle l'a ressenti ainsi.
Il y eu enfin entre nous ces déclarations sur nos vies, nos douleurs personnels. Elles sont sortis tour à tour naturellement au milieu de nos discussions. Comme des SOS qu'on se lançait. Malheureusement nous savions tous les deux, que nous ne pourrions rien faire l'un pour l'autre. L'heure de la séparation arrivait déjà. Je l'ai raccompagné donc, cette chic fille, cette amie chère.
A l'heure à laquelle j'écris, son départ pour le Canada est imminent. Je suis bien conscient de la difficulté de notre relation et des risques qu'elle entraîne dans nos vies. Il n'empêche: je suis triste.
Malgré tout je lui souhaite bon vent. Va, vois et triomphe...

Par Pédroloco
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 08:58
J'ai dans la bouche un gout sucré-acidulé. Et une aigreur remonte, discrètement masquée, comme protégée par cet écrin soyeux.
Comment peut-on être à ce point étiré entre deux sentiments, entre deux personnes. Qui en plus n'ont pas la même importance, n'ont pas le même rôle. Pourquoi s'entêter à vouloir tout ramener sur le même niveau. Qu'il est vain de croire que tout est linéaire, monotone. Mettez vos lunettes en 3D et ouvrez vos yeux. Venez assistez au spectacle de la vie. Tant de sentiments qui se frôlent, s'épousent, se heurtent, explosent.
Inutile de chercher le responsable de la bêtise humaine, puisque nous la portons tous un peu. Et je suis convaincu que nous sommes livrés avec la même dose. Quand on regarde certains, on peut imaginer le reste et ça peut faire peur.
Mais je ne veux pas finir mon billet comme ça! Il n'y a pas moyen! Je préfère les imaginer une par une, dans leur meilleurs moments.
La tendre amie passionnée, ensorcelante se lançant dans une tirade enjouée, utopique sur les relations entre chacun. Elle donne son avis sur tout en ne touchant à rien comme si elle pouvait faire le ménage d'une pièce juste en posant le regard sur chaque bibelot, meuble. La puissance de son espoir, de ses rêves fait le boulot pour elle et on part tous les deux dans ses voyages ambitieux.
L'amante, sensuelle à la caresse pudique. Ses yeux profonds, si clairs qu'ils illuminent ma vie, me scrutent et attendent mes souhaits. Elle gère sa vie d'une main volontaire mais romantique. Tour à tour maitresse, mère, femme d'affaire. D'affaire justement, car c'en est une et Dieu me pardonne pour tous les jours où je ne l'ai pas remercié de l'avoir rencontrée. Naïve parmi les naïves mais captivante en moins de deux, c'est ma femme, mon amour. Je ne suis que par elle, et pourtant je cogite.
Car finalement au bout du chemin je n'ai qu'un désir, le plus cher du monde: me retourner à ses côtés et me noyer une fois, une dernière fois dans son regard.
Par Pédroloco
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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 08:20
Au secours! Laissez moi écrire. J'ai une flamme intérieure qui se consume doucement. Des palpitations m'envahissent. Mes doigts tremblent. Je m'énerve sans arrêt, je trépigne! Mais laissez moi donc écrire. Laissez moi vous dire que ça y est. Je l'ai vu. J'ai parlé avec elle. Elle était devant moi. Nous avons bu un coup ensemble. Une heure ou deux durant nous avons échangé. De quoi? De rien de trois fois rien, mais là n'était pas le principal. Il suffisait juste que nous soyons ensemble.
Je lui ai donc fixé rendez-vous chez elle en début d'après-midi. J'ai sonné, elle a ouvert, je suis entré. Cette scène, je l'avais déjà fait cent fois, mais la dernière fois que je l'avais faite, c'était il y a 7 ans. On peut se raconter ce qu'on veut, ce qui touche en premier, c'est de trouver un repère. C'est un peu comme une caresse maternelle de retourner dans un endroit des années après, et de voir que rien n'a changé, en apparence du moins, et que l'accueil est chaleureux, sans question embarrassante, juste un accueil simple et rafraîchissant comme si nous étions partis la veille.
Et elle, elle n'a pas changé. Son visage, son regard. Le même que par le passé. Comment se peut-il que rien n'ai changé chez elle. Je ne peux y croire un seul instant. Je sens juste une volonté commune d'effacer temporairement ses sept années, de se ménager le temps d'un rendez-vous, le temps d'une heure, le temps d'un moment, une île qui nous laisse à l'écart de ce monde et du temps.
Je l'enlève donc et nous partons en voiture. Signe le plus apparent du temps qui passe? La dernière foi que je l'ai fait monter, il y avait des pares-soleil 'attention, bébé à bord'! Cette fois plus de pare-soleil. Juste deux sièges auto.
On décide de retourner à l'endroit où nous allions souvent à l'époque. Le décor lui même semble s'être prêté au jeu! On commande des bières, et on parle. De tout de rien, surtout de rien de grave, en tout cas de rien d'important, mais qu'importe. Je la laisse mener la discussion. C'est elle qui gère la barque. Un noeud me tord le ventre. Mon regard n'ose pas croiser le sien. Seulement à de rares instants où je prends mon courage à deux mains et je la fixe. Ça dure peut-être 2 ou trois secondes à chaque fois, mais je ne peux pas insister. Je ne veux pas la mettre mal à l'aise.
Ce que je retiens de notre discussion. Elle ne semble pas baisser la tête. Elle dégage une sincérité et une fraîcheur étonnantes, qui je me rappelle avoir eu, puis perdu, il y a bien longtemps, lassé des assauts de la vie. Elle semble plus forte en tout cas que moi sur ce point. Sa détermination est grande, et ça peut se comprendre.
Déjà il est l'heure. Je la raccompagne. La barque accoste, Je reviens sur terre. Ma parenthèse enchantée se termine et je reprends le cours de ma vie.
Je veux la revoir. Elle me jure qu'elle aussi. Nous verrons bien. Depuis que je l'ai déposé, son visage me hante, ses phrases se répètent comme une farandole de mots. Mais je dois gérer mon quotidien, nager et surnager pour éviter les écueils. Reprendre le combat. Non pas que je sois malheureux. C'est ma vie. Je l'ai choisi et elle ne saurait être plus belle ailleurs. On a seulement besoin, l'espace d'un instant, d'une pause magnifique, du sourire qui nous fait chavirer depuis si longtemps désormais...
Par Pédroloco
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 09:00
La goutte glisse inexorablement vers le bas du carreau. Nous sommes lundi matin. Les enfants sont à l'école depuis 1/2 heure. Le chien a effectué sa tournée pipi et je me retrouve seul dans cette maison dévastée par une nouvelle soirée arrosée. Le travail qui m'attend risque d'être un peu long, mais je ne suis pas stressé. J'aurai bien fini avant d'aller récupérer les petits. Le week-end s'en est allé, et il laisse sur mois le sentiment d'un voile cotoneux. Et je sais pourquoi. C'est envoutant et effrayant, peut-être comme tout ce qui est interdit. J'ai l'impression qu'une nouvelle étape a été franchie. Je me pose beaucoup de questions et surtout une.: est-ce que je me mets en danger? Mais toute cette grisaille ne peut rien contre le parfum ennivrant de ces discussions. On forme une sorte de cercle moderne des penseurs avisés bien que bourrés. Je suis content de l'avoir retrouvé.


Par Pédroloco
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